L’Afrique du Sud, voilà un pays que peu connaissent. Lointain, exotique, il est surtout renommé pour le combat de Nelson Mandela contre l‘Apartheid, les townships de Johannesburg, et sa fameuse équipe de rugby, championne du monde en 2007.
Mais ce tableau, même s’il parait idyllique, ne manque pas de poser des questions bien actuelles.
L’auteur va en effet se heurter à la triste réalité: ces populations déplacées, négligées, discriminées, sous estimées, se trouvent ballottées dans un régime post apartheid entre des réserves naturelles et des terres qui ne leur appartiennent plus. D’autres problèmes gangrènent aussi ces sociétés: l’alcool, la violence par exemple.
Le ton est, ironiquement, tout sauf journalistique. On sent, on sait, on devine l’attachement sentimental qui lie l’auteur à cette vie et à ces gens. Il est toujours plus curieux, désireux de découvrir des choses nouvelles et de les aider. Rentrant dans sa peau d’enfant, il en retrouve son innocence, presque même sa naïveté. Son état relève à la fois de l’émotionnel et du réaliste. L’attirance est communicative: nous même lecteur on a envie de faire partie de ce grand voyage.
La politique reste aussi au cœur de ces luttes pour l’indépendance. L’épineux problème de la demande de restitution des terres est expliqué (en toute objectivité, les points de vue de tous les protagonistes étant exposés). On rencontre aussi certaines figures emblématiques de cette lutte, tels que Roy Sesarna et John Hartcliffe, fondateurs du mouvement « First People of the Kalahari ».
Nous découvrons aussi l’Histoire de cette région, ses symboles, en partant de la guerre de Boers pour arriver à la fin de l’Apartheid dans les années 90.
En conclusion, des références Internet sont indiquées pour en savoir plus, et approfondir l’étude de la question, pourquoi pas même aider à notre échelle ces populations qui se perdent. Après tout, l’auteur a accompli une action remarquable en y consacrant toute une partie de sa vie.