Voici un livre qui m’a littéralement scotché sur mon siège.
À partir du moment où j’ai commencé sa lecture il me fut impossible de le refermer sans être arrivé à la dernière page. "Encore un jour" est une courte nouvelle, certes, mais une histoire comme on aimerait en lire plus souvent. La force d’une nouvelle est d’être à la fois courte, mais complète, simple mais passionnante et c’est ce qu' est " Encore un jour".
Il s’agit d’un homme, on ne connaîtra pas son nom, qui est le patron d’une boîte d’informatique. Tout va bien pour lui, son entreprise fonctionne, l’argent rentre, il a des secrétaires belles et « disponibles » pour lui… son seul défaut c’est qu’il gaspille son argent aussi vite qu’il rentre. Et puis un jour, c’est la faillite, la chute aux Enfers, brutal. Plus de bureaux, plus d’appartement, plus d’amis, plus de secrétaires…il ne lui reste que sa fierté qui l’empêche de se retourner vers sa famille. Ce « costume cravate » se retrouve à dormir sous les ponts et à se battre pour des cartons. Malgré tout il a encore envie de s’en sortir, mais il doit faire face à un ennemi incontournable « la Société » qui ne veut pas de ce « déchet humain » qu’il représente. L’histoire est dure et réaliste, mais on reçoit par moment des touches d’ironie qui enlèvent le malaise de savoir que tout ceci existe en bas de chez nous. La fin est aussi inattendue qu’explosive.
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