La haute société new-yorkaise est un monde impitoyable, peuplé de langues de vipères et de faux-semblants, et où la langue de bois est langue nationale.
J'ai beaucoup aimé ce roman. La quat' de couv' nous précise que les auteurs sont issues de cette haute société new-yorkaise, et que l'une a quitté Manhattan pour aller vivre en Floride (je crois), alors que l'autre n'a pu se résoudre à quitter l'Upper East Side. Cependant, elles dépeignent cet univers avec férocité, ce qui est très réjouissant. On a l'impression de voir évoluer sous nos yeux des caricatures, des femmes obsédées par les histoires, les ragots, et le luxe le plus opulent possible. Et malgré cette superficialité, certaines personnes sont de véritables trésors d'humanité et de bonté, ce que nous montre également ce roman... La lecture est facile, fluide, on se laisse emporter dans ce monde, qui souvent fait rêver, mais qui en réalité est montré comme impitoyable et peu idyllique. Toutes ces femmes ne vivent que par le scandale qui pourrait emporter la voisine/rivale, d'autres ne pensent qu'à accéder à ce monde par tous les moyens possibles, certaines y réussissent avec une vraie classe, et certaines y échouent, dans la vulgarité la plus totale.