Elles sont quatre amies. Elles habitent toutes les quatre Grande Avenue. Elles sont très proches les unes des autres. Elles vont traverser la vie ensemble. Susan est mariée à Owen Norman, un médecin. Elle arrive à reprendre ses études, et à devenir journaliste. Elle et son mari s'aiment. La petite ombre au tableau, c'est leur fille aînée, Arielle, au caractère rebelle et emporté, avec qui la communication est souvent difficile. Barbara est mariée à Ron Azinger, professeur à l'université. Elle l'adore. Leur fille, Tracey, est une fille modèle. Mais le mari de Barbara est un coureur de jupons. Barbara tente de ne pas y prêter attention, et fait tout pour se rendre désirable aux yeux de Ron. Cela marche un temps... Chris est mère au foyer. Elle traverse un calvaire qu'elle croit inextricable: son mari, Tony Malarek, est violent. Non seulement, il la frappe et l'humilie pour un rien, mais il la déconsidère auprès de leurs enfants, ne cessant de la faire passer pour la bonniche et de la rabaisser devant eux. Chris pense qu'elle ne s'en sortira jamais. Heureusement, ses amies l'aideront. Vicki est mariée à Jeremy Lattimer. Au départ, il était le père de son petit ami, puis elle a décidé qu'elle préférait le père au fils. C'est une avocate très forte et très ambitieuse. Elle trompe allègrement son mari, et s'arrange très bien avec sa conscience.
C'est un très bon livre, qui explore la psychologie, les motivations de personnages aux caractères différents, leurs choix, et la façon dont elles se débattent avec les coups du sort. En outre, c'est, une fois de plus, un avertissement: ne pas se fier aux apparences. En effet, l'un des personnages (je ne parle pas de l'amie déloyale) se révèle un être extrêmement dangereux. Le livre nous rappelle également à quel point on pouvait être fermé, il n'y a pas si longtemps, et sûrement encore aujourd'hui, quant aux homosexuels. Ce qui est montré ici est assez terrible. Susan résume très bien mon sentiment, lorsqu'elle va voir Vicki après le procès.